On me pose souvent cette question.
Et derrière, il y a presque toujours la même inquiétude : “Est-ce que c’est vraiment pour moi ?”
Beaucoup de personnes pensent qu’il faut déjà s’aimer un peu pour faire une séance photo. Qu’il faut être à l’aise avec son corps, avec son visage, avec son image. En réalité, ce sont souvent celles et ceux qui doutent le plus qui franchissent ma porte.
Je propose des séances de photo thérapeutique à Brive, dans mon studio à Larche, ou à domicile. Et si j’utilise le mot “thérapeutique”, je le fais avec nuance. Je ne suis pas thérapeute. La photographie n’est pas une thérapie. En revanche, c’est un outil puissant au service du mieux-être.
Avant d’être photographe, j’ai été travailleuse sociale. Accompagner, écouter, soutenir… c’est un moteur chez moi depuis toujours. La photo est venue naturellement comme un prolongement. Une manière différente, mais tout aussi profonde, d’aider les personnes à se voir autrement.
Photo thérapeutique : comment retrouver confiance en soi grâce à l’image
Ce que je ne supporte plus, c’est la violence que les gens exercent envers eux-mêmes. Cette façon de se juger durement, de se critiquer sans relâche, alors qu’ils sont capables d’une infinie bienveillance envers les autres.
La photo thérapeutique vient questionner ce regard-là.
Concrètement, une séance dure environ deux heures. Mais elle commence bien avant. Nous nous rencontrons une première fois autour d’un café ou en visio. On prend le temps de parler de ce qui a abîmé l’estime de soi : une maladie, un burn-out, une rupture, une addiction, du harcèlement scolaire ou professionnel, des violences conjugales, un handicap, une relation toxique où l’on a été rabaissé. On met des mots sur l’image négative que l’on porte sur soi. On clarifie l’intention de la séance.
Le jour J, il y a souvent de la retenue. On ne sait pas quoi faire de son corps. On s’excuse presque d’être là.
Puis, petit à petit, quelque chose se détend. On met une musique que vous aimez. Vous dansez. Vous riez. Vous osez. Vous jouez avec vos cheveux. Vous parlez de vous, de votre histoire, de vos blessures.
Parfois, je photographie les cicatrices. Oui, celles qu’on cache. Celles qu’on croit honteuses. Parce qu’elles racontent un parcours, une force, une survie.
Je travaille aussi en double exposition, en vitesse lente, pour laisser apparaître le mouvement, la transformation. Certaines personnes apportent un objet chargé de sens : une lettre, un bijou, un vêtement, un symbole de ce qu’elles ont traversé. Ces éléments deviennent partie intégrante de l’image.
Dix jours plus tard, nous nous retrouvons pour découvrir les photos ensemble. Ce moment est fort. Souvent, le silence s’installe. Puis les mots arrivent :
“Je me trouve belle.”
“Je suis fière de moi d’avoir pris ce temps pour moi.”
“Peu importe ce qu’en pensent les autres.”
Quelle différence avec une séance photo classique ?
Dans une séance photo classique, on cherche souvent à être à son avantage. À maîtriser son image.
Ici, on cherche surtout à être vrai.
Il ne s’agit pas de performer, ni de correspondre à une norme esthétique. Il s’agit de se rencontrer. D’accepter de se voir dans un cadre sécurisant, bienveillant, sans jugement.
La photo thérapeutique n’a pas vocation à remplacer un suivi psychologique. Lorsque cela est nécessaire, j’encourage toujours un accompagnement thérapeutique en parallèle. Je peux travailler en lien avec des psychologues ou des structures médico-sociales. La photographie est un outil complémentaire, un levier parmi d’autres.
À qui s’adresse la photo thérapeutique ?
À celles et ceux qui sentent que leur relation à leur image est douloureuse.
Je m’adresse principalement aux femmes, mais les hommes sont les bienvenus. Il n’y a pas d’âge pour vouloir se réconcilier avec soi. L’envie de se confronter à son image peut surgir à 20 ans comme à 60.
Je rencontre beaucoup de femmes marquées par des relations amoureuses toxiques ou violentes, où elles ont été rabaissées, dévalorisées, éteintes. La séance devient alors un acte fort : reprendre sa place, reprendre son image, reprendre le pouvoir sur son propre regard.
Photo thérapeutique à Brive et en Corrèze
Je propose des séances de photo thérapeutique à Brive, dans mon studio situé à Larche. Je me déplace également en Corrèze, en Dordogne, dans le Lot et en Haute-Vienne.
J’accompagne des particuliers, mais aussi des structures médico-sociales qui souhaitent utiliser la photographie comme outil de valorisation et d’estime de soi.
Mon approche repose sur trois piliers : la bienveillance, le non-jugement et la patience. Rien n’est forcé. Tout se construit à votre rythme.
Et si c’était le moment ?
Peut-être que vous hésitez encore. Peut-être que vous vous dites que vous n’êtes “pas prêt(e)”. C’est souvent ce que j’entends au début.
La vérité, c’est qu’il n’y a pas de moment parfait. Il y a juste un moment où l’on sent que l’on mérite de prendre deux heures pour soi. De se regarder avec un peu plus de douceur.
Si vous sentez que quelque chose résonne en vous, je vous propose un appel découverte. Un premier échange simple, sans engagement, pour voir si cette démarche vous correspond.
Parfois, tout commence par une conversation.